T E L E F E R I Q U E
ARCHIVES
Souvenirs de Sonia Marques
1999-2003

(liste des archives) (debut) (texte) (http://www.teleferique.org)

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D E M O



“ Certains artistes produisent des programmes informatiques
qui fonctionnent tant comme des outils que des oeuvres :
des matrices dont l'utilisation devient un mode de visibilité.
Ce type d'oeuvres numériques necessite d'être manipulé,
configuré sur une machine pour être montré.
Nous appelons DEMO leurs présentations.
En parallèle au "home studio" ou chacun travaille chez soi
et à l'inverse du téléchargement froid et anonyme sur Internet,
la démo pour Téléférique fonctionne comme un espace de rencontre.
L'esthétique du "Demo or die" provient de l'expression "publish or perish"
indiquant qu'un livre n'étant rien s'il n'est pas publié,
un programme n'est rien sans sa démo.”
(Téléférique - 01/12/2000)

DEMO 01 (Acces-Local, Paris, 30/06/1999)
DEMO 02
(Web-Bar, Paris, 17/07/1999)
DEMO 03 (Acces-Local, Paris, 05/12/1999)
DEMO 04
(Public, Paris, 10-12/03/2000)
DEMO 05
(Villa-Arson, Nice, 01-08/04/2000)
DEMO 06
(Univ-Paris1, Paris, 06/12/2000)
DEMO 07
(Le-Sous-Sol, Paris, 8-10/12/2000)
DEMO 08
(Transat-Web, Caen, 07/02/2001)
DEMO 09
(a-Villette, Paris, 03/03/2001)
DEMO 10
(Room, Gentilly, 01-28/04/2001)
DEMO 11 (Univ-Paris8, St-Denis, 04/04/2001)
DEMO 12
(Beaubourg, Paris, 20/08/2001)
DEMO 13 (Marseille-Paris, Jan-Fev/02)
DEMO 14 (Beaux-Arts, Aix-en-Provence, 27/02/2002)
DEMO 15
(Beaux-Arts, Angers, 08/03/2002)
DEMO 16
(Espace Gantner, Bourogne, 17/06/2002)
DEMO 17
(Sonic process, Tarascon, 19/10/2002)

Et toutes les autres démos réalisées depuis à cette adresse :

http://www.teleferique.org/demos/


Photographie de la projection (animation "Death Metal" d'Etienne Cliquet)
dans l'espace d'Accès Local, première démo publique en juin 1999.

 

 

La définition de l'encyclopédie libre en ligne WIKIPEDIA
http://fr.wikipedia.org/wiki/Démo
nous donne cette définition historique :

Une démo est un terme utilisé dans certaines disciplines
pour désigner une démonstration de savoir-faire,
qu'elle soit artistique ou technique.

Demomaking

Introduction

Les démos sont des productions informatiques
mêlant graphismes, musiques et images dans un but esthétique.
On peut les comparer à des clips musicaux, où des rides en image de synthèse.
Les démos sont réalisées par des groupes de demomakers,
de jeunes passionnés d'informatique.
Généralement, les démos sont temps-réel,
doivent tenir dans un espace mémoire restreint,
et ne sont pas interactives.
Pour les demomakers,
le but des démos est de concourir
dans des concours de maîtrise
technique ou artistique.
Ainsi, le but du demomaking est de repousser
le plus loin possible les limites de l'ordinateur :
il s'agit de réaliser des prouesses techniques
dans les domaines de l'image et du son.

Histoire

Les démos sont probablement aussi anciennes que l'informatique,
les passionnées d'informatique produisant souvent de petits programmes
afin de tester une technologie, une formule mathématique, ou un effet visuel.
Mais c'est avec l'avènement de l'ordinateur personnel dans les années 1980
que le demomaking a pris son essort.
L'ordinateur emblématique du demomaking étant l'Amiga.
Cet ordinateur présentait en effet des capacités graphiques
et sonores très en avance sur son temps,
qui firent la joie de jeunes programmeurs débutants.
La scène du démomaking se structura très vite.
Les groupes firent leur apparition.
Un groupe (demogroup) consiste en moyenne de 3 à 8 personnes,
programmeurs, musiciens ou artistes.
Ces groupes se défièrent ensuite lors de party
se tenant dans tout l'Europe.
La plus importante d'entre elles étant l'Assembly, en Finlande.


Assembly

Lors de la première moitié des années 1990,
les PC commencèrent à s'imiscer dans le demomaking.
Leurs capacités graphiques ou sonores étaient limitées,
mais ils compensaient ce fait par une force de calcul brut plus importante.
Le groupe Future Crew, grâce aux deux démos Unreal et Second Reality parvint à supplanter l'Amiga.
La fin des années 1990 fut un âge d'or du demomaking.
A l'époque, les groupes de jeunes programmeurs
produisaient des démos dont les qualités techniques et artistiques,
rivalisaient avec les meilleurs jeux vidéos de l'époque.
Mais l'avénement des cartes graphiques accélératrices 3D,
sonnèrent le glas du demomaking traditionnel,
fait de patient tricotage de code optimisé.
L'industrialisation du jeu vidéo autorisa une énorme puissance visuelle accessible à moindre effort.
Les démos devinrent comparativement moins impressionantes,
et durent se recentrer sur l'aspect artistique ou expérimental.
L'activité continue toujours de nos jours.

Catégories

Il existe plusieurs catégories officielles de démos :
les dentros (pré version d'une demo non finalisée)
les 4K
les intros : taille inférieure à 64ko
les démos : taille inférieure à 4Mo
De plus, il existe lors des démo party de nombreux autres concours.

Acteurs

Voici quelques groupes célèbres du démomaking.
Future Crew
Orange
Complex
Mwb
Pulse
Halcyon
Noon

Voir aussi cet historique (anglais)
http://www.mlab.uiah.fi/~eye/demos/


Lots of scrollers by TCB in "Cuddly"-megademo (ST)
made by cracker groups (people who removed the copy protection) 1990


The first, very well designed demo by the swedish crew Electra (1990)


Virtual Escape(1999)
Equinox presents the third part of the "crack to beat dis"
series (The Vodka Demo, Eat my Bollocks and this one)
The screens were coded in 1993,
but Equinox never finished the demo due to a buggy loader.
After having seen the brilliant Nostalgic-O-Demo
they decided to release this masterpiece six years later.
This demo features a couple of extremely optimized routines
and great music by "new" composers: Jedi/Sector One and Furax/Equinox.
The end-tune however was done by Mad Max/TEX.
Press ESC while booting to see the fabulous hidden screen.

Ces recherches, sur le net, montrent que, en l'ignorant
au début de notre aventure, un scène présente mondialement,
faisait des expériences similaires aux nôtres,
en cela que Téléférique a aussi (en plus de l'histoire de l'art)
une histoire de l'informatique.

Voici d'autres captures de jeux séduisants, plus récents,
trouvés sur le site de Assembly http://www.assembly.org/
la communauté (150 volontaires) de démomaking en Finlande.


"i am" by traction (2004)

The community originates from year 1992 when the first ASSEMBLY event was held.
Back then the party was organized by a number of demogroups
(most notably Rebels, Complex and Future Crew)
and individual members of those teams had different responsibilities
such as organizing graphic compos and taking care of the cafeteria.
For number of year the tradition of organizing the event as joint effort
of different demo groups continued.
It became apparent over the first years,
that some members of the teams were very active in organizing the event,
while other members concentrated more on creating great demos.
At the same time people with out demogroup affiliation became
an important part of the organizing team.
These people became what is now known as ASSEMBLY Organizing.


"obsoleet" by unreal voodoo(2004)
The controversial winner at Assembly'04.
Contains both the Linux and Windows versions.

 

 

 

F L Y E R S

Toutes ces réalisations graphiques,
en relation avec différents imprimeurs parisiens,
m'ont donnés bien du travail et de l'enthousiasme !
Grâce à ces petits porteurs de messages pour les démos du collectif,
Téléférique s'est rendu peu à peu connu d'un certain public artistique.

Pour les voir en grand, cliquez un par un, dessus.
Attention, ils sont sur un autre dossier (Grafismo) de mon site Seuqramainos.
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D I N O S A U R E S


Premières pages du site Téléférique
avec notre découverte de la publication sur Internet entre 1999 et 2000.

Cliquez sur chaque capture-écran pour les voir en grand dans une autre page-archive.

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S I T E * I N T E R N E T

Dès 2000-2001, le site Internet de Téléférique se sophistique.
La couleur devient dynamique, une télécommande guide le cybernaute,
idée reprise du flyer fait auparavant, des jeux de typographies,
des sortes de "caligrammes" automatisés et dynamiques à l'actualisation,
change quotidiennement l'apparence des interface du site
(une gamme colorés par jour de la semaine).
Une traduction anglaise et japonaise et des information sur l'équipe ('team')
la presse et les statuts de l'association sont accessibles.

Pour cette version, nous avons travaillé, moi et Etienne, sur la couleur,
ce qui sur écran, peut-être un vrai délice, la palette (le nombre de couleurs)
étant plus large, que celle de la peinture...

Attention, les liens ci-dessous,
ils sont sur un autre dossier (visibles dans mon "Catalogue irraisonné) de mon site Seuqramainos.
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I M A G E S

Les petites oeuvres d'art capturées,
des membres du collectif ayant participé et déposé leur travail à télécharger ou non,
sur le site Internet au début de l'aventure.
Ci-dessous, des captures de mes travaux et ceux d'Etienne Cliquet,
cliquez sur ceux-ci, pour voir les 80 autres, différents, pops, programmes, dessins ou animations.

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F I L M S


Je vous recommande
ces séquences vécues volées,
des clins d'oeils insolites du groupe.

 

 

M E M O I R E

Une rencontre formidable, celle de Cécile Vendrely
nous ayant suivi pendant une année au moins
(par l'intermédiaire d'un ami, avec lequel,
j'ai passé un diplôme supérieure d'arts appliqués à Dupérré)
Elle suivait des études universitaires en histoire de l'art
à Toulouse et recherchait pour son travail, des collectifs d'artistes.
Elle ne connaissait rien, en 2000, du numérique ou de la programmation,
mais contrairement à d'autres, n'avait aucun à priori.
Curieuse, elle a décortiqué l'histoire des nouveaux médias,
puis réalisé son mémoire de maîtrise sur le collectif Téléférique.
Je lui ai proposé de coder son écrit en langage HTML
afin de le diffuser en ligne, sur notre site.
Ce n'était pas une mince affaire,
mais une façon d'apporter mon savoir faire,
afin de faire savoir son travail.

Une bonne mémoire,
à l'époque ou nous ne nous posions pas la question de celle-ci.
Me voici à la recherche de mes souvenirs, aujourd'hui,
l'archiviste du numérique !

A lire en ligne sur le serveur Téléférique :
http://www.teleferique.org/stations/Vendrely/Memoire/

*

 

 

 

C O M M U N I C A T I O N

Il y en a eu plusieurs, sous forme de photocopies, d'e-mail...
En voici quelques unes :

 

 

A F F I C H E

Une première affiche graphique qui s'inspire directement du courrier électronique
et aussi des adresses Internet récitées à l'oral ("Slash")

 

 

A R B O R E S C E N C E

Pour mieux se rendre compte du travail d'organisation,
voici l'arborescence d'un répertoire alphabétique,
une poésie codée , tout en finesse,
à laquelle je suis restée sensible.

 

 

T E X T E S

La lecture de ces réflexions semées me fait assez sourire rétrospectivement.

 

P R O G R A M M A T I O N

Et un programme qui est resté papier, seul son graphisme fut resté.

 

C O M P T E * R E N D U S

On ne s'imagine pas toute l'organisation préalable aux démos :

 

D E P E N S E S

Combien, combien ?

 

P L A Y P E N


Playpen est un film de 45 mn autoproduit par Téléférique,
tourné lors de la dernière démo du collectif à Paris en décembre 2000.
Cette initiative a d'abord été motivé par le besoin de documenter nos démos
et les différents programmes informatiques hébergés
sur www.teleferique. org sous une forme globale.
Nous le considérons aujourd'hui comme un film qui a gagné son autonomie.
Le terme Playpen détourné probablement par des informaticiens d'IBM,
désigne l'espace ou travaille les programmeurs sans voir le soleil.

J'ai choisi ce nom, parce que nous travaillions souvent dans le noir.

En voir des extraits sur le serveur Téléférique :

http://www.teleferique.org/demos/demo10/

Je garde un très bon souvenir de la projection
faite à l'espace de Yoshinori Hosoki ("Room" à Gentilly),
c'est pourquoi en voici des photographies :

 

 

T E A M

Les modérateurs du début (1999-2003) :

 

 

P H O T O S * S O U V E N I R S

Des milliers de photos ont été faites,
parfois retravaillées pour des programmes,
montrées, explicitées, mortes dans un coin de disque dur,
perdues suite à des crashs disks,
crées à la volées avec des webcams,
publiques, intimistes, bases de travail,
documents d'oeuvres d'art
archives, repères, preuves,
familliales, amicales...
Mémoires...

L'objectif, souvent pointé vers les autres, souvent mon regard,
et quelques autres visions extérieures à la mienne,
ont pues me capturer dans le flot du groupe, des acteurs.
Ici, quelques photographies, recadrées, forment un diaporama,
au fil de ma sensibilité... de proximité...

* *

* *

 

Qu'est ce qu'un Téléférique ?

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Tout d'abord, Etienne Cliquet et moi-même, faisions des 'brainstormings',
afin de trouver le nom de notre futur collectif.
Nous travaillions alors sur un premier achat d'un Personel Computer
de 6 Gigas de mémoire (sic !) pour nous deux, dans un 23 mètres carré
de cohabitation parisienne et une peuplade de projets s'affranchissant
de l'école des beaux-arts de Paris.
Les espaces physiques, lourds à gérer,
les modes d'accès opaques aux artistes, l'immobilité des titres,
le manque d'attention, de regard critique sur les travaux,
l'impossibilité de se grouper dans l'école, de faire projet,
et de convoquer plusieurs personnes sur un sujet,
nous ont fait poser des questions et proposer
des alternatives, qui se sont réalisées,
hors scolarité (off line) du centre,
de la capitale de l'art.
Nous recherchions une façon de transporter l'art,
avec légèreté et qu'un large public soit concerné, voir participant.
Internet allait nous faciliter le travail.
Nous commencions à découvrir le langage HTML
et avions quelques difficultés à comprendre
toutes ces informations du Web.
Etienne lisait quelques livres sur l'informatique en gardant
des salles d'expositions de musée.
Ce petit boulot, lui donnait des idées noires
sur le mode d'exposition, ses accrochages.
De l'autre côté de la vitrine, sur notre petit écran,
nous avions une fenêtre sur le monde, enrichissante,
pour la connaissance et les sciences et les techniques.
Tout nous paraissait possible pour nos projets artistiques.
Nous pouvions avoir notre atelier et inventer notre mode d'exposition,
et en plus, communiquer nos projets en temps réel !
Paris était indivisualiste dans l'art,
nous recherchions des solidarités,
des personnes qui n'avaient pas peur d'expérimenter
avec les nouveaux médias et qui n'attendaient pas,
après les institutions et les bourses du ministère.
(Nous avons alors rencontré surtout des informaticiens passionnés,
puis des artistes qui ne s'inscrivaient pas dans le starssytème
de l'art contemporain parisien)
A l'instar du HTTP,
Etienne découvrit un autre protocole.
Ce protocol était le FTP
File Transfert Protocole.
Nous avons recherché à créer
avec le téléchargement.
Et
T E L E C H A R G E M E N T
il y a 6 ans, ne signifiait pas pour le grand public ce qu'il signifie aujourd'hui,
'le piratage musical', il ne signifiait rien pour nos institutions artistiques,
déjà que le ministère de la culture n'était pas câblé
(et que notre président ne savait pas, ce qu'était une souris d'ordinateur),
toute la hiérarchie devait attendre une dizaine d'années,
avant que des membres du jury, artistes, des écoles des beaux-arts,
ne daignent de regarder des projets à l'écran, avec une souris.
Mais nous, nous avions perçu, qu'il y avait quelque chose à faire en réseau,
dans le flux, connectés les uns aux autres.

Naturellement, de ce téléchargement, est venu le nom de téléférique,
il avait, en plus de sa fonction de transporter, celui d'invoquer, la distance ("télé")
et la magie que j'aimais faire apparaître ("féérique").

Prenons la définition de l'encyclopédie libre
WIKIPEDIA en ligne sur Internet

http://fr.wikipedia.org/wiki/Teleferique


Collectif français d'art en ligne.
Au départ en 1999-2000,
simple serveur FTP de téléchargement d'œuvres en ligne,
le collectif a opté aussi pour la forme de démo
et actuellement de projets collectifs
comme des interfaces de lectures collectifs ou de tuning de PC.
Membres de téléferique (passé ou actuel):
Etienne Cliquet, Sonia Marques, Makoto Yoshihara, Robin Fercocq, erational, Dindon

Etonnant !

Prenons une autre définition avec l'orthographe commune :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Téléphérique

téléphérique (ou téléférique)
est un système de transport à traction par câble,
composé de deux grandes cabines suspendues à un câble.
Le poids de la cabine descendante fournit l'essentiel de l'énergie
dont a besoin la cabine montante.
Les téléphériques sont principalement utilisés
dans les stations de sports d'hiver.

Cécile Vendrely dans son mémoire
relève qu'on décèle les intentions métaphoriques
du collectif Téléférique à la lecture de la définition
qu'en donne le dictionnaire :
"Les transports au sol nécessitent la réalisation d’une infrastructure
particulièrement coûteuse lorsque le relief est tourmenté,
par exemple dans les régions montagneuses.
Les véhicules terrestres circulant sur route ou sur une voie ferrée
ne peuvent franchir des rampes trop raides et doivent emprunter des itinéraires
d’une longueur parfois importante, comportant de nombreux ouvrages d’arts
tels que viaducs ou tunnels.
Par ailleurs, le climat qui règne en montagne
rend souvent les routes diffi
cilement praticables, du fait de l’enneigement (…)
le téléférique est, dans ce cas, le mode de transport le plus avantageux
car il permet de relier directement deux points (…) ".

NOTRE PREMIERE DEFINITION EN 1999
n'enlève en rien, la poésie qui a formé l'utopie de Téléférique :

Le téléférique transporte des voyageurs et des matériaux en montagne.
Il est constitué d'un cable sur lequel se déplacent les cabines
d'une station haute à une station basse.
On charge des personnes ou des marchandises
d'une station à l'autre.
Le site téléférique transporte de l'art en réseau.
Il est constitué d'une arborescence de dossiers
accessibles en mode FTP (File Transfert Protocol).
On télécharge des fichiers informatiques de toutes natures
d'un ordinateur à un autre.


 

D O C U M E N T S

J'avais recherché plusieurs images de téléphérique,
et plusieurs de mes premiers travaux artistiques,
comportait cette métaphore au téléphérique physique,
l'ouvrant sur l'immatérialité de notre collectif.

Ici, les documents de travail :

 

Ici, des liens sur mes travaux artistiques (visibles dans mon "Catalogue irraisonné"):

CABLE CAR
(présenté ici dans l'espace PUBLIC> en 2000)

 

MONTAGNE
(2000)

*

 

EXTASE
(Présenté ci-dessous dans l'espace d' IMMANENCE en 2001)

 

*

* *

* *

 

C O L L E C T I F

Téléférique expérimente des formes collectives de diffusion,
production, réception ou archivage par le biais d'activités en réseaux sur Internet (online)
et dans des espaces physiques (offline).
Le collectif est constitué d'artistes et informaticiens qui partagent un intérêt
pour l'usage expérimental des technologies.
L'organisation des projets est fondé sur le partage de compétences.

 

T E L E C H A R G E M E N T

Téléférique a ouvert en mars 1999
un site de téléchargement de fichiers et logiciels sur le serveur de l'ENSBA de Paris
à l'initiative de Sonia Marques et Etienne Cliquet.
Basée sur le protocole FTP (File Transfert Protocol),
l'interface était alors constituée uniquement de dossiers bruts contenant les oeuvres,
une esthétique par défaut :
ftp://ftp.teleferique.org puis http://www.teleferique.org/stations.
Ces deux espaces ne sont plus en activité.
Les archives demeurent néanmoins consultables.
Parallèlement au téléchargement froid et anonyme,
Téléférique organise depuis ses débuts des démos conviviales durant lesquelles les participants
se rencontrent pour présenter leurs logiciels, les confronter, et en discuter avec des portables et des vidéoprojecteurs.
Le terme démo (démonstration) fait allusion aux rencontres des "demo-makers"
dans les années 80 et souligne plus largement le caractère public de ces rencontres
(du grec dêmos, peuple).
Ces instants ont lieu dans des espaces différents et durent quelques jours,
quelques heures parfois.

 

A S S O C I A T I O N

L'association Téléférique est née en avril 2001
avec Sonia Marques (présidente), Makoto Yoshihara (Vice-président),
Etienne Cliquet (Trésorier) et Robin Fercoq (secrétaire).
Plus d'informations sur les membres actuels du bureau ici.
http://www.teleferique.org/wiki/BuReau

 

S E R V E U R

En 2002, avec le soutien technique de Makoto Yoshihara,
Téléférique ouvre son propre serveur.
Makoto l'administre toujours.
Après avoir fonctionné avec une distribution Red-hat de Linux,
il fonctionne depuis 2005 avec Fedora-core.

 

copyright seuqramainos © 2005