12/03/07
virtuelle
la plage nue s’avance en plein soleil
elle ne se cache plus elle résonne
nous caressons du regard son sable blanc
ses grains ses coquillages
les possibilités offertes
l’infini
nous désirons l’écume se jeter sur
elle
humecter sa peau sèche
la rendre scintillante
feindre la disparition
puis revenir nous draguer
lentement
puis revenir nous surprendre
violemment
la plage nue s’avance en plein soleil
elle plisse nos yeux sortants de l’ombre
nous avons tant attendu sans la voir
elle ne prévient pas
nous sommes éblouis
bercés par le va-et-vient des vagues
rêver dormir
la plage nue trop belle pour nous
nous plissons encore nos yeux
devant ces couleurs fraîches
mourrir d’extase
en silence