03/04/07
solitaire
sur l’oreiller des solitudes
il a déposé ses manques
d’une folle envie d’être deux
il mourrait seul chaque nuit
l’oreille apposée sur la douceur
la lavande pour bien dormir
les nombreux vœux
des rêves de petit prince
de châteaux sur des tapis volants
de grandes roues de fêtes foraines
il mourrait d’envie chaque nuit
le meurtrier c’était bien lui
achevant la possible réalité
afin de rêver libre
solitaire