09/02/07

îloiseau

 

il y avait des plumes sur sa tête
des morceaux de glace fondue dans sa gorge
elle piquait des crises aigues
la nuit elle pleurait en sanglot
les oiseaux du matin ne chantaient plus
en l’entendant encore
elle se peignait les cheveux
jusqu’à ce qu’ils soient lisses
comme de la soie
elle voyait bien
qu’il y avait des plumes sur sa tête
elle faisait des moues pas possibles
boudeuse jusqu’au bout des doigts
elle n’avait de tendresse
que pour la peau des autres
la sienne insulaire devenait insupportable
d’un manque d’amour entouré d’amour
elle caressait ce qui lui manquait


il lui manquait souvent