06/07/06
sucre sur sa fraise
n’importe d’orléan dans de beaux draps pire encore
au petit déjeuner dans une serre verte comme un t-shirt pirate
1994 noir et merveilleux le petit singe court sans réfléchir
dans de microvoyages en pochette-surprise dans une embarcation pour
1 personne un lézard au soleil jamais vu donne des beaux yeux
pour ne pas avoir froid au navire à l'abordage des beaux draps
pire encore au déjeuner de la montgolfière lorsque tant
d’enfants passent et jouent à cache-cache garçons
et filles à la balle au prisonnier sur eux tellement les ni vus
ni connus épousaient l’herbe et les mégots dans
l’allongement d’une nuit d’été il ne
pleuvait pas d’orage combien même il éclatait la
nuit autant qu’un koala et un paresseux dans de beaux draps pire
encore dans les soupirs en sueur que ne peut rien la tour montparnasse
et les ghettos des fans des démos dans un parc sans internet
sans pseudonyme force est de constater les anonymes bien décidés
à chanter ensemble ou redevenir humain en partageant les robots
gagnés dans ces vies codées et les étoiles des
succès et succédanés il y a des douches répétées
causées par les petits espaces hôteliers et le savon de
plus en plus minuscule et des chèques en blanc il faut faciliter
les voyages impossibles ceux qui ne deviennent jamais des cauchemars
quand on demande c’était en quelle année il ne faut
pas répondre car on dort toujours en espérant être
moins fou dans d’autres moments en dessinant un monstre de pluie
ou un portrait sans grain de beauté parce qu’il n’y
a pas que le sexe ni des vieux jeux il faut se dire les sentiments sans
jamais les garder pour les personnes non concernées dans une
vie sans cadeau ni enfance ils inventent leur présent personne
ne le savait mais elles s’aimaient vraiment comme deux plantes
carnivores il n’y avait toujours pas de sucre ni de fraise et
pourtant les desserts sont inoubliables le petit singe devait le penser
très fort ayant déposé du sucre sur sa fraise