19/01/07
les blousons blancs
c’était des perdants
des blousons blancs
les poches remplies de saloperies
ils arpentaient les rues
les sourires édentés
les mains dans les poches
c’était des perdants
avec de drôles d’accoutrements
des rêves d’enfants
qui n’éteignent pas la lumière
quand la nuit les recouvre
de gants angoissants
ils s’habillent en voleur de moments tendres
ils se déshabillent en blagueurs
peaux de bananes
glissade sur la rampe des souvenirs
des détails qui tuent
de perdants aux blousons blancs
les poches remplies de saloperies
des disquettes dans les chaussettes
bande de mauviettes !