18/10/06
belzéboul
ses yeux étaient remplis de poésie
même dans le plus horrible des taudis
il y voyait la nuit les étoiles
en manque chaque jour
il se jetait sur un écran
un papier
un ticket de métro
des pages arrachées aux médias
il écrivait sur sa main
il tatouait son naufrage
en ouvrant une cage
le doux sauvage
vivait de beaux saccages
belzéboul
perdait la boule
pour des mots délicieux et capricieux
qui lui traversaient l’esprit
dans sa demeure grandiose
il jouissait de ses alignements
de maux de rythmes
pour écrire à en crever
pour crier à en rêver
pour perler
des pleurs
seigneur des poésies
discrètes
secrètes
le monde se trompait à son sujet
des pages arrachées aux médias
il écrivait sur sa main
il tatouait son naufrage
il ouvrait une cage
en tueur à gages
afin d’écrire des pages
sauvages
belzéboul
perdait la boule
pour des mots délicieux et capricieux
qui lui traversaient l’esprit
dans sa demeure grandiose
il grandit dans le pillage
il retournait ces saccages
à son avantage