31/05/07
présence
les chemins mènent nulle part
pas une destinée tracée
juste des oranges dans le café
des couchers de soleil différents
des levers ratés qui passent couchés
des retrouvailles hors saison
la pensée qui ne quitte pas son corps
la sensation de n’être pas séparé
des vivants et des morts
loin du point de départ
celui que l’on ne connaît jamais
proche du point d’arrivée
celui que l’on appréhende
même loin de tout
je suis proche de tout
des couchers de soleil
des finitudes au coin des yeux
des promesses d’ouverture
aux matins calmes
tout recommence
tout recommence
je ne compte pas sur toi présence
je suis parfois sur ton épaule
je te suis comme un souffle ténu
je te retrouve présence en moi
je marche ainsi nue
sans besoin
avec soin
la perdition est un malheur
mais
tout recommence
tout recommence
des couchers de soleil différents
des levers ratés qui passent couchés
des retrouvailles hors saison
et
les oranges dans le café
s’imbriquer dans les tâches et ne plus en sortir
voir filer sa vie sur un bout de papier
rendre compte des paiements
d’une identité d’appoint
répondre présent
dans l’absence totale
mentir pour ne pas sentir
la perdition est un malheur
nécessaire
afin de te rechercher t’oublier te retrouver
je te suis comme un souffle ténu
je te retrouve présence en moi
je marche ainsi nue
sans y penser
des couchers de soleil
des finitudes au coin des yeux
des promesses d’ouverture
aux matins calmes
tout recommence
tout recommence