21/04/08
en mordillant
j’observe chez toi
une vacillation dans ta démarche
une joyeuse inquiétude dans tes yeux
des oiseaux qui veulent sortir
d’une cage
j’observe un doux écho à mes paroles
tu me suis j’ai peur
l’amour mutuel brûle ma poitrine
cela me flatte
trop
j’observe chez toi
la terreur de l’heure
fatale
mon animal triste
avec toi
je marche
en attendant la séparation
j’observe chez toi
une vacillation dans ta démarche
mon intelligence
l’insolente
contraste avec ton indifférence
je trébuche à te sentir
proche
le spectre de l’ultime heure
à la tombée de la vie
l’imbécillité enfantine
qui tombe par terre
en rigolant
nous aimons nous deux marcher
je te résiste encore
tu m’accompagnes un peu
en mordillant chaque seconde
un peu moins fort
s’il te plait
j’ai besoin d’un réconfort
un peu coquet