02/11/06
féline
lorsque se déliaient les langues
farouches
tu voyageais loin des angles
droits
les jours de 50 heures et demi d’envies
déviantes
te caressaient le crâne et le corps
perdu
dans les petits nuages dessinés sur tes paupières
fermées
les nuits de 50 heures et demi d’ennuis
vagues
t’empêchaient de dormir près d’une fille
sourde
non, il fallait qu’elle écoute tes mensonges
diaboliques
qui te rassuraient qui te rassuraient
câline
elle était encore pour toi
féline
rien que pour toi
*
lorsque tes mains sur son visage
reposé
voulaient lui dire l’impossible
vérité
tu voyageais toujours loin des angles
droits
sur un kayak sans canoé sans rivière
pourpre
juste un rêve tordu qui ne dure qu’une semaine
incolore
son vernis à ongle s’en allait
émietté
tu la trouvais belle jusqu’aux doigts de pieds
rongés
non, il fallait qu’elle écoute tes mensonges
diaboliques
qui te rassuraient qui te rassuraient
câline
elle était encore pour toi
féline
rien que pour toi