21/04/08

console



les immeubles monotones
les habitants constants
la pluie xylophone

elle est partie
elle s’est enfuie
elle a tout pris
ses meubles
ses vêtements
ses mamans

tu es resté seul
un jour
l’amour
t’a quitté sans équité
parti faire un tour
en bas de l’escalier

dans une maison de sucre et d’informatique
tu descends à l’improviste
ta première fois
tout en bas

chaque marche chaque souvenir
tu ramasses un jouet guimauve
une console d’ordinateur
avec un peu de cœur

l’amour se jette à ton cou
comme une corde
qui te laisse pendu

de tout ton poids
de toute une vie
des envies
du lest

elle est partie
elle s’est enfuie
elle a tout compris
seule à tout prix

resté seul
toi aussi
un jour
l’amour
t’a quitté sans équité
parti faire un tour
en bas de l’escalier

tu remontes comme un gamin
les yeux pétillants
dans l’eau plate du séjour

il fait nuit sans l’amour
les immeubles monotones
les habitants constants
la pluie xylophone

les yeux pétillants
tu lui envoies des bulles
dans un papier plié
sucré-salé

 

 

sonia marques
http://www.nissologie.net