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Blog Kiwaïda

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lundi 8 mars 2010

HUMEUR

Scooter Girl By Piller Gregerson of Norfolk, Virginia ( Wired)


J'ai vu ce soir une manifestation dans la rue avec des banderoles tenues par des hommes et des femmes et des phrases criées : "pour l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes"

Entre autres !

Il y avait une belle entraide, une camaraderie avec de vraies idées scandées, dans une improvisation totale qui bouchait toute la rue vers les 20h00. Une manif. dans la nuit ! Totale audace, pas mal, pas mal ! Et là "HO MISÈRE" je me souviens que cela doit être la journée de la femme... Un 8 mars, complètement oublié cette journée ! Pourtant je travaillais, en compagnie de plein d'individus, garçons et filles, hommes et femmes. Et rien, rien ne m'est venu à l'oreille ! Si, une étudiante en art, chinoise, m'a présenté son projet : faire une fresque, un site Internet sur les femmes artistes des 30 dernières années avec des idées graphiques. Je me suis dit, qu'aucun, aucune étudiante n'aurait eu un tel projet si jeune il y a une dizaine d'années, sans aucun complexe et avec de vraies propositions graphiques. Même cet indice ne m'a pas mis la puce à l'oreille. J'en ai profité pour lui montrer cette fresque historique et chronologique réalisée pour le Musée du Centre Pompidou, suite à l'exposition elles@centrepompidou :

http://www.ina.fr/fresques/elles-centrepompidou/Html/PrincipaleAccueil.php

Bon je tente de rattraper cette injustice. Hum, hum... Mais en regardant le site référent de "la journée de la femme" (JDF) et ses affiches mises à disposition pour ce court évènement (une journée, sic ! Il faudrait organiser un concert géant avec plein de femmes brillantissimes, musiciennes, des dj, vj, artistes, et d'hommes les accompagnant avec brio ! Bref il y a de quoi faire en 1 journée ! Tant d'artistes font de belles choses sans jamais être sollicitées, tant de talents, tant de beautés !)

- en regardant le site référent JDF : Et bien c'est naze !

http://www.cotatel.fr/JDF/Concours-aff-jdf-2010.htm

Tant pis pour l'expression, mais c'est archi-naze ! Molasson peut-être...

"Les affiches sont mises à votre disposition gratuitement pour les imprimer gratuitement en vue de les placarder aux murs !"

Oui merci heureusement, il ne manquerait plus qu'on les paye ! Mais les afficher, non merci ! C'est pas possible de voir ça tout de même ! Des femmes graphistes et pro. cela existe, cela se trouve, cela rafraîchit les stéréotypes !

Alala ! Et pourquoi pas des hommes et des femmes qui réfléchissent ensemble à un graphisme, fort, qui décape, qui attire l'oeil et le bouscule, qui nous fait de suite dire : Yeah ! La classe ! Moi aussi je veux, moi aussi je veux faire pareil !

Je regarde celles qui font, organisent créent, développent, diffusent :


Jennifer Tee : http://www.teeteetee.nl/work_sk_p01.html
Emi Maeda : http://www.flickr.com/photos/watz/134115373/
Miss Kittin : http://www.misskittin.com/
Magda : http://farm1.static.flickr.com/114/315160242_d59acdc225.jpg
Charlotte Cheetham http://www.manystuff.org/
Petra Cortright http://petracortright.com/
Elna Frederick http://elnafrederick.computersclub.org/
Fanette Mellier http://www.fanettemellier.com/
Katharina Grosse : http://www.katharinagrosse.com/
Bat For Lashes : http://www.youtube.com/watch?v=n1wnOUH2jk8
Women on waves : http://www.womenonwaves.org/
Olia Lialina : http://art.teleportacia.org/observation/vernacular/
Young-Hae Chang :http://www.yhchang.com/CUNNICORNORD.html
Chiho Aoshima : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4d/Chiho_Aoshima_Gloucester_Road_Tube_Station.jpg
Kevin Blechdom :http://www.kevyb.com/
Kiwaïda : http://www.nissologie.net/snd_cocotriste.html
Planning To Rock : http://www.myspace.com/planningtorock
Micro Revolt : http://www.microrevolt.org/reblog/
Women in punk (1975-80) : http://www.mindspring.com/~acheslow/AuntMary/bang/wip.html
Kathy Acker : http://en.wikipedia.org/wiki/Kathy_Acker
Avita Ronell : http://www.laboiteasorties.com/wp-content/uploads/2009/05/avita-ronell.jpg
Vicki Bennett : http://www.peoplelikeus.org/
Karin Dreijer Andersson : http://feverray.com/

et et et : Muriel Cooper... Susan Kare...

Au pif, ce soir ! Sans m'oublier <3

Tout de même ! À quand la "journée de l'homme" (JDH) que l'on puisse faire des affiches ridicules, ringardes, archi-naze et molassonnes et les placarder dans la rue ! Gratuitement ;.)



dimanche 7 mars 2010

SHOW DE VENTS

"Éole, roi de Venise", "Les vents d'ange", Mistral gagnant", "Attaque des six clones", "Le coup de sirop co"... Au total, 14 chars d'apparat aux noms venteux participeront, dimanche après-midi, au défilé carnavalesque. Une cavalcade qui cette année évoluera autour du thème "Show de vents".

Tempête sur le carnaval ! Comme le dit le journal Lepopulaire.

Photographies : Sonia Marques / Carnaval de Limoges 2010

mercredi 17 février 2010

CARNE


Défilé du char de l'école de Samba Porto da Pedra, de 2007, pour le carnaval de Rio au Brésil
(Photographe inconnu)

C'est le dernier jour de l'édition 2010 du carnaval de Rio, qui a débuté ce week-end. J'ai choisi une photo de l'école de Samba Porto da Pedra, dont le symbole est celui du tigre (édition 2009 avec la sauterelle géante : gafanhoto gigante).

Lire le livre "Carnaval de Rio, trois regards sur une fête brésilienne" de l'essayiste et critique littéraire de l'Université de Sao Paulo Walnice Nogueira Galvão (2000 / Éditions Chandeigne). Ce livre est une succession de trois essais sur un événement annuel qui est devenu un des emblèmes de la ville de Rio de Janeiro, et au-delà, de la nation brésilienne toute entière :
- Le carnaval de Rio et les écoles de samba
- À la recherche des origines
- La chanson de carnaval, anthologie commentée des deux genres musicaux majeurs du carnaval, la marchinha et la samba-enredo.

CARNE LEVARE

Les festivités associées au carnaval précèdent, dans la tradition chrétienne, l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).
À Rio, la fête annuelle du carnaval, raconte son histoire, avec l'expression de différents villages dans lesquels des écoles de danse et de musique réalisent leur défilé, sur des chars, pour ce grand rendez-vous. Une revanche symbolique et populaire des différentes communautés africaines.
Mais le sens du mot carnaval, dans son acception actuelle, en portugais, pour cette fête brésilienne est  attribué à la folie et les divertissements ; au désordre et à la pagaille, au travestissement et l'inversion des rôles sociaux. Qui n'aime pas le monde de la nuit, le mélange, l'overdose des paillettes et des couleurs, qui n'aime pas danser, à pied, ne pourra pas comprendre. Mais derrière cet aspect festif, dionysiaque, exhibitionniste, il y a une histoire, car ces fêtes se sont transformées au fil du temps : économie, style esthétique, musiques, disciplines, formats et normes des écoles... 

Nous sommes loin du sens "d'enlever la viande" de l'abstinence du chrétien. Cette manifestation est incarnée, charnelle et commerçante. Le carnaval de Rio est l'évènement touristique le plus important de la ville. L'organisation géantissime est une culture de rassemblement et de métissage qui n'a pas d'égale en Europe. La préparation et les compétitions en font des écoles reconnues. Même si balisé à présent, par le Sambódromo bétonné, (lorsque l'on voit la carte de celui-ci, on comprend que nous sommes quasiment dans un stade à ciel ouvert avec des places réservées et payantes, avec pour le coup, son "cortège" de systèmes de transport et de sécurité) cela reste une parade unique et urbaine.

dimanche 14 février 2010

TIGRESSE 虎


Capture sur site sur mes dessins Incognitos

C'est le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) Au Vietnam on l'appelle aussi Fête du printemps  Selon le zodiac chinois, c'est l'année du Tigre 虎 (hǔ) : énergique, aventureux, indépendant, inventif, généreux, sans repos et impulsif. Waou ! Quelle année voici ! Un jour célébré  aujourd'hui avec la St Valentin, fête des amoureux dans nos pays occidentaux.

Si le rouge et l'or sont souvent des couleurs inaugurant cette nouvelle année chinoise, j'ai repensé à mon tigre bleu de la série des dessins  Incognitos.
Tout d'abord, je suis fascinée par la liberté des dessins, côté orient, côté asiatique. Ils m'inspirent et me donnent un souffle nouveau dont je me trouve en accord. La qualité des traits, l'originalité des sujets, tout cela me semble si simple. Même sur des supports de qualité moindre, sur des objets vendus à bas prix, le dessin lui est vraiment de qualité. Je pense aux porcelaines, dont les dessins sont de grâce. Et puis, le dessin, lorsque j'y fais allusion est aussi celui qui sert à fabriquer des cerfs volants, des déguisements de dragons, des signes, des motifs, le papier cadeau, l'enveloppe, l'origami, tous ces dessins sont toujours audacieux du côté oriental, de mon point de vue.

Le dessin, est pour moi, à dessein de, de l'ordre du projet, et il y a quelque chose en rapport avec le design. Une connaissance du support, mais aussi de la culture 'empreintée', celle qui révèle un nouveau dessin, original parce que lui-même "savant". Il sait ou il a été puiser, il connait ses sources et il les partage. Il sait qu'il est copie, recopié, offert au regard et qu'il enrichi ainsi l'oeil, la mémoire, le désir de faire et refaire, si ce n'est défaire pour mieux comprendre... Lisible, généreux même si énigmatique, le dessin est un signe, une marque, une frontière.

Curieusement, très tôt, j'ai eu accès à cette mythologie de formes par les azulejos, qui sont eux issus de l'azulejaria portugaise, des carreaux de céramiques, le plus souvent bleu (azul). Et comme beaucoup de ces céramiques retracent l'histoire des colonies, des voyages, il y a donc des métissages dans leurs figurations et abstractions. J'y ai été sensible en visitant Lisbonne et en filmant beaucoup de maisons, et en photographiant l'extérieur, en visitant Pombal, non loin des maisons de mes grands-parents. Par cet art, mon regard a cultivé de savants mélanges de pays étrangers.
Le tigre bleu présenté pour illustrer cet article, était parti d'un motif géométrique dont je lui ai donné une possibilité de répétition (par le "all over" ou le "wallpaper" du fond sur la page HTML du site) puis il s'est individualisé, porté par un tigre, lui-même d'inspiration tibétaine.

Le dessin est pour moi un accès à l'ouverture des cultures et à la compréhension des métissages. Je voyage par le dessin. J'ai, en revanche eu une formation en dessin dans les écoles parisiennes élitistes, souvent fermée. J'ai donc préféré me consacrer aux nouveaux médias, dans le cadre de ces formations, nouvelles, innovantes et ouvertes (années 90) tout en gardant ce que je considérais de libre dans le dessin, par ma culture des "entre-deux". Et j'y vois un rapprochement évident, entre Internet et cette culture ouverte, du dessin. Recopier, recadrer, déconstruire, reconstruire, le paysage infographique nous donne des possibilités rêvées. Sans informatique, nous le pouvions également, puisque je dessine "à la main" la plupart du temps. Mais nous n'avions pas accès à cette pluralité de dessins du monde, de signes, que nous avons avec Internet. Et pour mon travail, cela a considérablement décomplexé les sujets et les contextes. Dans un versant intellectuel, je n'ai plus besoin, de justifier mon activité artistique en fonction de ma nationalité française, c'est la liberté que j'ai prise très tôt, même si dans un versant administratif, on nous demande, de nos jours, de justifier l'héritage de notre nationalité française. Ma création artistique se trouve être mieux comprise par ceux et celles qui ont une culture ouverte, plus étendue. Je l'ai toujours pensé, même avant mon utilisation d'Internet dans les années 90, mais à présent c'est une évidence, à écrire.
Mes modèles sont bien ceux du présents, amis, avatars, masques, mais aussi proviennent d'Internet, de mes recherches assidues. Et donc, elles ravivent volontiers des archéologies, des formes traditionnelles. L'artisanat, dans le sens ou faire c'est penser, je le trouve sédimenter dans mon parcours une confiance dans ce que je fais. Cette confiance ne m'a jamais été donnée par le système de l'art. Le savoir faire, graphique par exemple, a été moteur dans ma formation, bien avant celle de l'étude des beaux-arts. Dans les années 80, il y avait une forme d'artisanat qui était enseignée dans les arts graphiques, car l'ordinateur n'était pas encore "pour tout le monde". J'ai gardé cette forme, cette pratique du dessin, même si je connais tant de logiciels informatiques, j'ai la maîtrise de ma pensée lorsque je fais, je réalise, je me ré-approprie les outils, les formats mis en place.
Dans le texte écrit pour les Incognitos, je parle de l'exécution d'un logotype par exemple à l'encre de Chine, sur carte à gratter. L'étude des signes et de leur sens, la pratique du dessin pour la publicité (assisté ou non par l'ordinateur, pour le multiple), le rôle de la matrice et de la reproduction par un tiers, ont été des enseignements riches, qui me font penser le dessin de façon plus libre et moins figée dans le sceau de l'oeuvre originale de l'artiste romantique (quoique la peinture d'un Hobo Clown revisite fraîchement cette image)

Je continue de me documenter dans les bibliothèques, mais aussi dans la grande consommation... Il n'y a rien d'impossible. Et cela, c'est un bonheur de l'enseigner.

Bonne année tigresse !
♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ 


vendredi 12 février 2010

QUATRE MOTS UNE CENSURE

Oeuvre de l'artiste chinoise Ko Siu Lan (32 ans), installée quelques heures sur les quais Malaquais de la salle d'exposition de l'école des Beaux-Arts de Paris, puis censurée.

Un jeu de quatre mots se trouvent censurés en France : Deux bannières réversibles conçues par l'artiste chinoise Ko Siu Lan (7 X 1,2 mètres) pouvant se lire dans n'importe quel ordre selon le passage.


MOINS TRAVAILLER GAGNER PLUS
TRAVAILLER MOINS PLUS GAGNER
MOINS GAGNER PLUS TRAVAILLER
GAGNER PLUS TRAVAILLER MOINS
...


L'oeuvre devait être exposée du 13 au 21 février devant l'école des Beaux-Arts de Paris dans le cadre d'une exposition (WEEK END DE SEPT JOURS) des étudiants de 3ème cycle du Royal College of Art, Londres, et de LASALLE College of the Arts, Singapour.

Source : Presses en ligne Le monde, 20minutes, Obiwi, rue89, AFP, Posterous

Vidéo sur l'artiste et l'oeuvre : Dailymotion

Le site Internet de Ko Siu Lan

Sociologue de formation, ayant travaillé dans le développement rural et l’humanitaire, Siu Lan Ko est née à Xiamen, Chine et a grandi et étudié à Hong Kong. Depuis 2002, elle a réalisé de nombreuses performances, installations, œuvres de rue, à Pékin, à Hong Kong, à Paris, à Singapour, à Stockholm, à Bruxelles, au Danemark, en Israel, en Pologne, au Vietnam, en Corée, en Inde, en Thaïlande, etc. Ses propositions s’appuient sur le langage, directement (voir Sign, 2008, Poetest, 2009, ci-dessus) ou indirectement (actions de rue telles que : All That Is Rose Melts Into Air, All That is White Flower Melt Into Air, 2008, 2009), en jouant sur la polysémie et la variation de l’assemblage des mots. La proposition pour Paris, « travailler, gagner, plus, moins » s’inscrit dans cette série. 

(Source : http://www.arpla.fr/canal20/adnm/?tag=siu-lan-ko)

L'exposition à l'ENSBA

SEVEN DAY WEEK END / WEEK END DE SEPT JOURS 
Oeuvres des étudiants du programme de recherche La Seine, des étudiants de 3ème cycle du Royal College of Art, Londres, et de LASALLE College of the Arts, Singapour.  
Une exposition proposée par Clare Carolin, responsable adjointe du département « Curating Contemporary Art », Royal College of Art, Londres 
Du 13/02/2010 au 21/02/2010 
Vernissage le 12/02/2010

*

Avec moins d'intelligence et d'idée artistique, la célèbre phrase en quatre mots du président français "casse toi pauvre con" pourrait trouver là, avec la fine méthode ludo-poétique de la jeune artiste, un nouvel ordre, non pas moral, mais critique, ce qui nous donne une lecture tantôt machiste (avec le "con") tantôt condescendante (pauvre) et si l'on prend le mot "casse" à lui seul, une infinité de sens, même si le langage familier l'emporte comme les épaves de voitures

*

casse toi pauvre con
con casse toi pauvre
pauvre con casse toi
toi con casse pauvre
pauvre casse con toi
casse con pauvre toi
...

*

Mais ce n'est pas fin.

*

Pour l'oeuvre plus subtile de la jeune artiste chinoise Ko Siu Lan, nous sommes bien là dans la lignée des artistes américaines, comme Jenny Holzer, l'héritière de l'art minimal et de l'art conceptuel, influencée par les découvertes de l'écriture féminine, libérée de l'idéologie patriarcale, qui a écrit de beaux poèmes dans l'espace public (le célèbre "PROTECT ME FROM WHAT I WANT") Elle s’est intéressée aux technologies permettant l’affichage lumineux de textes dans la rue : panneaux led, cristaux liquides, et projections vidéos. Et l'américaine Barbara Kruger qui détourne les mots des publicités et utilise la propagande comme matière poétique et sensible, en collage. Son oeuvre, des installations monumentales (comme Holzer) utilise des références aux mouvements d'émancipation des femmes des années 70 et aux discours de contestation des années 80 et 90. 
Ou bien plus proche de nos contemporaines, Young-Hae Chang (HEAVY INDUSTRIES) dont je présente le travail sur Internet dans mes cours (à voir CUNNILINGUS IN N0RTH K0REA) Ce groupe duo (coréen/américain) Web-art de Séoul, présente son travail en 14 langues, en animation composée sur Adobe Flash et synchronisé sur des musiques de jazz, parfois caractérisé dans la poésie concrète, la culture numérique, le net art...

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Nos écoles des beaux-arts effaceraient aujourd'hui, sans explication, 30 ans d'histoire de l'art ?

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Ces mises en scène artistiques, avec ironie, poésie, minimales, réutilisent les stéréotypes, les phrases déjà employées de la société des mass média, des discours politiques (comme le slogan de Sarkozy "Travailler plus pour gagner plus" pour sa campagne d'élection en 2007, qui a inspiré Ko Siu Lan) afin de reconfigurer les mots dans un autre contexte, celui d'une exposition, ce qui nous questionne et nous met en marche pour penser.

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Quatre mots pour remuer, en deux mots : chapeau l'artiste !

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