
Photographie : Philippe Halsman (Marylin with Barbells, 1952. © Center for Creative Photography, Arizona Board of Regents)

James Dougherty et Marilyn Monroe, le 19 juin 1942 © D.R.
Marilyn Monroe se fixe rapidement un seul objectif : devenir une star, et ce quel qu'en soit le prix. Elle épouse très jeune James Dougherty, un soldat, afin d'échapper au marasme familial. Convaincue que celui-ci n'aura pourtant pas les épaules assez solides pour lui permettre d'atteindre ses rêves (James aime que sa femme lui fasse de bons petits plats et nettoie la demeure familiale), Marilyn Monroe divorce du jeune homme à seulement vingt ans. (source : L'internaute)
Marilyn Monroe, la Norma californienne est née en 1926 et elle est retrouvée morte en 1962, 36 années plus tard, dans son lit. Triste fin. Piscine, lit, peignoir, dans son dernier film inachevé. Puis encore photographies dénudées de voiles et de lit. Je me suis demandée si un ou une photographe aujourd'hui prenait des photos de Marylin, qu'est-ce que cela donnerait, en 2010 ? Les images de Marylin véhiculées ne sont les oeuvres que des photographes, d'un temps très figé. Même si elle maîtrisait également ce qu'elle donnait en fixant la séduction sur pellicule incrustant sa mythologie de la beauté féminine. Une époque sans lecture, ou presque lorsqu'elle ne pose pas avec un livre, sans écriture, sans action, sans détournement, sans autodérision. Si Marilyn avait pris l'appareil photo, qu'elles auraient été ses autoportraits ? Une Cindy Sherman ? Aussi consciente de l'image de la femme que des images véhiculées de la femme ? Quel était son regard sur les hommes qui l'entouraient ? Si elle avait pris un appareil photo, elle nous aurait livré des pépites sur le genre masculin. Sa marque de fabrique, son signe, son logotype serait la trace d'un bisou au rouge-à-lèvres. Alors si chaque bisou était une photo ?
Les photographies de Marilyn que l'on connait nous apportent si peu d'informations sur ce qui l'entourait. Sublimes photographies, souvent les mêmes, à différents âges, la pose reste égale, tel un masque. Un masque reprit par tant d'artistes et de publicitaires : une icône. Et pourtant en 36 ans, une vie bouillonne, d'actions, de pensées, de tant de costumes enquillés. Mais rien ne nous est resté, que des visions d'hommes photographes sur un visage, un corps de marbre et non sur des pensées. Il y a si peu d'humour que cela glace le sang. Une petite blonde arriviste dans une grande main de king Kong. Un symbole américain, hollywoodien. Un vrai soldat.

















