| BIOGRAPHIE DE SONIA MARQUES (LONGUE) | COURTE BIO | |
Sonia Marques est née en 1973 à Epinay-sur-Seine en banlieue nord de Paris où elle est marquée par les détournements du langage, des mots, l'énergie de ses habitants et les murs de graffitis colorés. Elle y fait du solfège, du piano et de la danse classique. Durant plusieurs séjours en hiver à la montagne, elle apprend le ski alpin. Elle aime la vitesse. Elle passe plusieurs vacances d’été au Portugal en famille, près de l'océan. Elle suit des cours de portugais et découvre le monde lusophone et les îles. Douée en dessin, elle passe un concours pour entrer au lycée Auguste Renoir à Paris, puis effectue 3 années d’études d’arts graphiques. Elle rencontre de bons amis avec lesquels elle fait du sport, des fêtes et écoute différents styles musicaux. Passionnée, elle enchaîne ensuite plusieurs écoles supérieures d’art : elle obtient en 4 ans un D.S.A.A., en 1995, à l’Ecole supérieure des arts appliqués Duppérré, puis en 3 ans, un D.N.S.A.P., en 1999, à l’Ecole supérieure nationale des beaux-arts de Paris et suit 6 mois d’études à Vancouver au Canada à Emily Carr Institutes, au niveau Master. Entre les 2 écoles parisiennes, elle travaille pendant 1 an dans différentes agences de style à la conception, dans le graphisme et également avec sa chorégraphe de danse contemporaine en tant que scénographe, avec laquelle, elle danse depuis 3 ans. Elle rencontre Etienne Cliquet qui devient son amoureux et complice de travail. Lors de ses différentes formations, elle apprend le graphisme et ses supports de communications, la vidéo, le son, les installations d’art contemporain. Elle réalise à Vancouver, en 1997, une installation photographique, VANCOUVER LOVER, qui sera exposée dans 2 galeries, composée de tirages couleurs sur la ville, prenant appui sur son premier voyage en avion et ses immersions au fond des piscines. En 1999, elle co-fonde le collectif TELEFERIQUE et rencontre des artistes, musiciens, chercheurs, informaticiens avec lesquels elle commence la même année à se produire dans les DEMOS qu'ils inventent. Ils créent le premier site de téléchargement artistique en FTP à l’esthétique minimale et par défaut de leur propre serveur sous Apache. Ils fondent leur association à Charenton, en banlieue sud-est de Paris. Ils parcourent plusieurs lieux artistiques, institutionnels, associatifs, écoles, universités de France, bars, châteaux, et numérotent leurs démos, entre concerts et conférences. Ils sont reconnus du milieu des arts numériques, de la cyberculture et du netart. Ils rencontrent d’étranges singularités, nerds, geeks, freaks, fans d’électroniques et des modes open source. Ils utilisent les ordinateurs comme support et Internet comme média de diffusion de leurs œuvres. Avec particulièrement Etienne Cliquet, Robin Fercoq et Makoto Yoshihara, ils jouent en programmant et partagent leurs compétences, entre art et code, son, mathématique et électronique. Elle compose des sons, ses insomnies (les albums INSONIA, hiver & été) qui seront les bandes sonores, ambientes, électroniques et minimales, des vidéoprojections de pixels générés, de programmes, textures et hypertextes du groupe, depuis leurs laptops. Elle organise plusieurs demos et réalise des imprimés graphiques, des t-shirts, pour la communication du groupe. Pour alimenter ces projets collectifs et individuels, elle travaille également dans différentes start-up et agences qui recherchent des graphistes ou des webdesigners. En parallèle à ses études, depuis l’âge de 18 ans, elle donne des cours d’arts plastiques. Tout d’abord dans sa ville, au milieu des cités durant 2 années, puis dans une autre, dans un atelier au milieu d’un superbe parc pendant 5 années successives, puis ce sera à Paris dans un lycée d’arts appliqués, durant 2 années. En 2001 elle est sélectionnée en province à l’école supérieure des beaux-arts d’Angers, où elle enseigne le multimédia jusqu'aujourd’hui. Elle y ouvre un site Internet ETRANGERS pour ses cours, puis conçoit en 2008 celui de l'école ESBA-ANGERS.EU. En 2003, elle quitte le collectif Téléférique et s’isole dans une île virtuelle qu’elle a découverte depuis quelques années. Elle s'y repose. Elle la nomme SEUQRAMAINOS... puis l'île disparait en 2008 dans l'océan des réseaux. Avant l'engloutissement, l'insulaire dans son laboratoire développe ce projet conceptuel et utopique, celui d’habiter dans le réseau d’Internet sans s’y montrer, en tenant secret sa localisation, telle une zone autonome temporaire. Influencée par la cybernétique et l’auto-organisation et d’une culture des migrations. Elle écrit des poèmes, des notes philosophiques, théoriques, fantastiques, près de 400 à ce jour. Seuqramainos devient une autopoïesis. Elle diffuse l'ensemble de ses projets en temps réel et participe à quelques expositions et festivals en ligne d’arts électroniques. |
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